Diapositives africaines de Paul Duvigneaud


Katende - Tête de source
Université libre de Bruxelles
» Présentation  » Ressources
Nombre de ressources
1515
Statut juridique
Communication réservée

» Ressources

Autres collections

Banquet Victor Hugo
» Présentation  » Ressources
Fonds Bommer- Arboretum de Tervuren
» Présentation  » Ressources
Littérature : revues littéraires belges
» Présentation  » Ressources

Paul DUVIGNEAUD (1913-1991) est licencié en sciences chimiques et en sciences botaniques et docteur en sciences botaniques de l’ULB. Il y enseignera la botanique et l’écologie jusqu’en 1983. Sa carrière a été consacrée à l’écologie. Il s’est intéressé tout particulièrement aux relations entre la végétation et le sol. Au cours d’une première mission à travers le Congo méridional en 1948, il découvre la végétation très particulière des affleurements de cuivre et cobalt du Katanga (actuellement en République démocratique du Congo). Il fera trois autres missions au Katanga en 1956, 1957 et 1959-1960. Au cours de celles-ci, il réalise plus de 1500 diapositives en couleurs, constituant la présente collection.

Il s’agit principalement de paysages naturels (forêts et savanes tropicales sèches). Les clichés les plus originaux concernent les affleurements naturels de roches cupro-cobaltifères du Haut-Katanga. Le Katanga est la seule région du monde où affleurent des roches riches en cuivre et cobalt. Ces affleurements forment dans le paysage des collines pelées qui émergent de la forêt claire environnante. Plusieurs centaines de ces « collines de cuivre » forment « l’arc cuprifère katangais », entre Kolwezi et Lubumbashi. La végétation de ces collines est du plus haut intérêt scientifique, puisqu’elle comprend des plantes présentant des propriétés de tolérance aux métaux toxiques. Certaines de ces plantes sont endémiques, c’est-à-dire qu’elles n’existent nulle part ailleurs au monde.

Les gisements de cuivre et cobalt du Katanga ont été exploités depuis 1910, d’abord par l’Union minière, puis par la Gécamines, et, actuellement par différentes sociétés minières internationales. Parmi les sites photographiés par P. Duvigneaud, relevons la mine d’uranium de Shinkolobwe, dont il est le premier à étudier la végétation. Au cours des dernières décennies, l’intensification de l’activité minière a détruit un grand nombre de collines de cuivre. Dans beaucoup de cas, les clichés de P. Duvigneaud sont les seuls témoins de l’état originel de ces sites avant l’exploitation minière.

Pour chaque site qu’il étudiait, P. Duvigneaud consignait ses observations de terrain dans des carnets de notes (eux-mêmes numérisés par ailleurs), décrivant le paysage, le sol, la flore. Il a également récolté de nombreux spécimens d’herbier, aujourd’hui conservés dans l’herbarium de l’Université Libre de Bruxelles.

Ce matériel alimentera les recherches de Paul Duvigneaud pendant plus de quinze ans, aboutissant à plus de cinquante publications. Il publie en 1963 une synthèse magistrale de ses observations sur la végétation des sols métallifères du Katanga (Duvigneaud & Denaeyer-De Smet 1963).

Certaines diapositives apportent des renseignements intéressants sur la manière dont étaient conduites les missions d’exploration scientifique du Congo vers la fin de la colonisation. Quelques clichés de moins bonne qualité sont des vues aériennes difficiles à localiser avec précision.

Référence : Duvigneaud P., Denaeyer-De Smet S. (1963). Cuivre et végétation au Katanga. Bulletin de la Société Royale de Botanique de Belgique 96 : 92–231.