Berger de la nativité


Ces deux figurines (VH193 et VH194) appartenaient à l’un des très nombreux retables réalisés à Anvers au début du xvie siècle. Une fois sculptés et peints, ceux-ci étaient exportés dans toute l’Europe pour y être placés sur les autels des églises. Malgré la destruction du retable auquel appartenaient ces deux bergers, leur provenance a pu être parfaitement identifiée grâce à des documents photographiques réalisés avant le bombardement de l’église Saint-Martin d’Aldenhoven. Rien que dans le Bas-Rhin, où se situe l’église d’Aldenhoven, on dénombre encore aujourd’hui une trentaine de retables anversois. Une vingtaine de fragments provenant de celui d’Aldenhoven subsistent à l’église paroissiale. Le Christ en croix, les deux larrons et un Roi mage sont entrés au Bonnefantenmuseum de Maastricht. Les deux statuettes du Musée de Louvain-la-Neuve sont marquées d’une main estampillée au fer chaud sur la tête ; il s’agit de la marque réglementaire de la corporation anversoise des sculpteurs. Cette indication de provenance peut être reliée à l’analyse stylistique, car l’atelier qui a produit ce retable est relativement bien connu, c’est celui de Jacob van Cothem. Le nom de cet imagier est attaché à d’autres retables (e.a. Maignelay, Burgos et Averbode), mais également à des statues de grandes dimensions (Burgos). Les parties sculptées du retable d’Aldenhoven illustraient cinq scènes de la vie du Christ : l’Adoration des bergers, l’Adoration des mages, le Portement de croix, la Crucifixion et la Déploration. Une sixième scène sculptée, présentée au centre, en bas de la huche, évoquait les ancêtres de Jésus avec l’arbre de Jessé. Les rameaux sortant du corps de Jessé se déployaient dans les voussures de la scène de la Crucifixion disposée juste au-dessus. D’autres scènes de la vie publique du Christ et de sa Passion sont représentées sur les volets peints, toujours conservés à l’église d’Aldenhoven. à l’ouverture du retable, au moment des fêtes liturgiques en lien avec les scènes représentées, la luxuriance des couleurs du retable magnifiée par la présence de la feuille d’or, devait fortement impressionner les fidèles. Le pouvoir de conviction que recelait ce type d’œuvre est à mettre en relation avec les pratiques cultuelles de l’époque (e.a. devotio moderna). C’est aussi ce qui explique la recherche de réalisme qui caractérise l’expression des deuxbergers, ainsi que le rendu détaillé de leurs accessoires. Tous deux conçus comme des modèles de dévotion et d’humilité, ils servaient de supports sensibles aux fidèles durant leurs prières. Dimensions : 36,5 x 15 x 7 cm Matériaux et techniques : Chêne polychromé et doré


Berger de la nativité
Berger de la nativité
Berger de la nativité

Institution

Musée L
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Collection

Collections permanentes
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Type de ressource
Objet physique
Date de création
XVIe siècle (1ère moitié)
Auteurs, contributeurs et éditeurs
Van Cothem, Jacob. Auteur
Thèmes
Art religieux, Statue, Sculpture, Matériel d'origine végétale, Bois, Religion, Moyen Age, Art médiéval, Christianisme, Homme, Polyptyque, Objet religieux, Couvre-chef, Accessoire de l'habillement, Outil et instrument, Adoration des Bergers, Scène biblique
Lieux
Anvers
Identifiant de l'objet
MAR-LLN-VH194

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